Le féminin l’emporte

humour & p'tit crob'art perso sur l'actualité féminine ...

mardi 3 novembre 2009

ce mercredi sur "Femmes libres" de Radio Libertaire, présentation d'un livre sur l'Amour ;o)

couveAmourCe mercredi Florence Montreynaud sera l'invitée de l'émission "Femmes Libres" (à 18 h 30) sur Radio Libertaire. Historienne et féministe elle présentera son dernier livre "Un siècle d'amour : de 1900 à aujourd'hui". L'émission reste téléchargeable pendant une semaine ICI.

"Du mariage à la contraception, en passant par la libération sexuelle, Florence Montreynaud nous fait revivre en textes et images un siècle d’amour. Focus sur les débuts du courrier du cœur en 1938 puis sur les lettres que s’envoyaient les amoureux éloignés par la seconde guerre mondiale. L’auteure féministe nous propose également de (re)découvrir le coup de foudre, la rupture et les débuts du divorce. Et des histoires d’amour aussi, comme celle d’Edith Piaf et Marcel Cerdan ou comme celle de l’écrivain André Gorz et de sa femme Dorine qui, après 58 ans d’amour, ont décidé de mourir ensemble…" (Elle.fr)

"Un siècle d'amour : de 1900 à aujourd'hui" de Florence Montreynaud, éd. Nathan (oct. 2009) 272 pages couleur, 29 euros.

Posté par Emelire à 22:47 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 26 octobre 2009

décès de Carole Roussopoulos, réalisatrice féministe engagée

261009_1

Par des féministes j’apprends le décès de Carole Roussopoulos. J’avais vu ses vidéos sans même connaître le nom de leur formidable auteure.

Carole Roussopoulos est née en Suisse en 1945. Elle disait : «Ce qui compte pour moi, c’est la parole des autres, celle que l’on n’entend jamais.»

N’hésitez pas à voir ou à revoir ses vidéos documentaires passionnantes sur le mouvement des femmes entre 1970 et 1980 «Femmes debout», ICI avec un texte de présentation sur la vie et les engagements de la réalisatrice.

Posté par Emelire à 16:13 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 23 octobre 2009

“La domination masculine” un super film-documentaire

affiche_24octCe film-documentaire est une bonne nouvelle. Il sort déjà en avant-première + rencontres avec le réalisateur Patric Jean, et parfois avec des personnalités féministes, dès la fin octobre dans de nombreuses villes en France, et aussi à Bruxelles et à Montréal. Pour des précisions sur les lieux et horaires, c'est ici sur l'agenda du site du film.

“La domination masculine” sortira en France (salles UGC) le 25 novembre. Le site du film offre déjà de nombreux extraits et vidéos du tournage. L'affiche bourrée d'humour donne le ton, n'est-ce pas ? et attendez de voir la bande annonce ici ;o)

Il décrit la fabrication des stéréotypes, ces petites différences accumulées qui nous construisent subalternes, qui font le lit des violences sexistes, sexuelles, conjugales, massivement. Il y est question aussi des masculinistes, l'image d'un machisme absolu, qui aide à percevoir celui plus ordinaire, plus intégré aussi, mieux admis dans notre société.

Heureuse que ce film vienne d'un homme, cela renforce l'espoir d'un monde meilleur, moins violent surtout. Je constate que des hommes en ont assez de l'engrenage de la domination qui broie aussi leur liberté, ils viennent aux rencontres féministes, aux manifs. Ou tout simplement dans la vie de tous les jours, on rencontre, côtoie des hommes qui ont des réflexions parallèles aux nôtres, qui les complètent et qui partent de leur lieu à eux, c'est à dire leur vie, leur expérience, ça leur appartient. Avec humour parfois car ils savent aussi rire du machisme.

Sur le site du film, un manifeste s'adresse à vous les hommes. Je le dis pour les lecteurs de mon blog. N'hésitez pas à le lire au moins ! et plus si affinités comme on dit ;o) ... 

“Nous, soussignés, des hommes,
vivant en ce début de XXIème siècle, déclarons ce qui suit :


Nous considérons comme obsolètes les valeurs traditionnelles de domination des femmes par les hommes qui sévissent dans toutes les civilisations et toutes les classes sociales. Nous déclarons que l’égalité entre les hommes et les femmes est un but juste et légitime, et qu’il est nécessaire de tout mettre en place pour y parvenir immédiatement... (suite à lire sur le site de la domination masculine ICI)

Je reviendrai sur ce film ; n'hésitez pas à visiter le site !

Posté par Emelire à 11:41 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Infos au fil de la journée • 23 octobre 2009

>>> Orelsan : Le collectif «Droits des femmes 66» ne pouvait rester indifférent à la venue du chanteur, demain au Médiator... Rappelons que le Médiator est une structure publique qui sélectionne des artistes censés correspondre à la demande locale et les rémunère ainsi avec l’argent public, le nôtre ! (...) Le collectif a donc choisi de mener une action non violente, d’information et de sensibilisation (tract et pétition) en étant présent le 24 octobre devant le Médiator, à partir de 19 h.  (source : le Midi Libre, ici)

>>> une vidéo de la manif de samedi dernier : “Actuchomage.org défend le DROIT DES FEMMES - samedi 17 octobre à la Manif des droits des femmes...” à voir ICI  merci Marie-France pour la transmission ;o)

Posté par Emelire à 10:54 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mardi 28 juillet 2009

"Ouvrières des lettres" d'Ellen Constans, éd. Pulim

couve"Ouvrières des lettres" ce titre bizarre a attiré ma curiosité ! ouvrière = travail répétitif, peu valorisant, obéissance, mais aussi travail soigné... les «lettres» évoquent un travail intellectuel ou de réflexion plus solitaire, au calme...

Le dos de couverture explique que ces ouvrières des lettres sont les centaines de romancières qui ont produit les feuilletons dans les journaux et les petites collections populaires. L’étude porte sur la période de 1870 à 1945 environ. L’auteure, Ellen Constans (1930-2007) était professeure de littérature française moderne et contemporaine à l’université de Limoges.

J’ai espéré aussi que le sujet soit léger et optimiste : si tant de femmes écrivaient, elles le faisaient probablement pour d’autres femmes, ce qui implique pour elles de s’autoriser à lire, de prendre le temps.

Comme il s’agit d’une étude, de nombreux chiffres et des références viennent à l’appui du texte.

Voici quelques-uns des thèmes explorés par Ellen Constans :

- le milieu d'origine des auteures, leur condition d’exercice et d’existence (finances, contrat, retraite, vie familiale),

- la question complexe et passionnante des pseudos, féminins ou ... masculins, ou l'utilisation du vrai nom, de celui du mari...

- la manière dont ces productions «légères» qui rencontrent vite le succès... sont pensées et orientées comme un puissant instrument «d’éducation populaire» par le pouvoir - religieux ou laïc - détenu par les hommes,

- la production considérable et l’oubli de ces écrivaines : romancières populaires laïques et romancières populaires catholiques,

- leur contribution à la vie de générations de jeunes filles et de femmes à travers des magazines comme «la Veillée des Chaumières», «Bonne Soirée», «le Petit Écho de la Mode», les collections Stella ou Fama qui ont fait tenu en haleine et fait rêver nos grands-mères et arrières-arrières grands-mères ...

Bien entendu l’auteure cite de nombreux passages de journaux de l’époque, critiques, moralistes, etc ...

Extraits :

>> «"le succès de la littérature féminine actuelle a été foudroyant : il nous a tous surpris, il nous a tous mortifiés, il nous a tous un peu humiliés [...] Les écrits signés de noms féminins jouissent d’une faveur exceptionnelle dans l’esprit du public"» (extrait de «Nos femmes de Lettres, Paris», 1909)

>> «Directeurs de presse et éditeurs bien pensants ouvrent donc leurs portes aux femmes qui veulent écrire dès les débuts de la IIIe République (1870) et déjà plus tôt, en fait. Dans leur esprit ... la femme pousuit la mission éducative qui est la sienne par nature lorsqu’elle se met à écrire des romans : on peut non seulement le tolérer mais même l’encourager en canalisant l’écriture dans la bonne direction ; c’est à dire selon la morale et la religion catholique. D’autre part, comme il est entendu que la faiblesse et la frivolité des femmes les portent vers les lectures faciles et que leur imagination se complaît dans le romanesque, il faut aussi tolérer la lecture des romans en désamorçant les dangers moraux potentiels. Ces questions ... ont fait l’objet de débats au sein des instances de l’Église ...»

>> «La situation des romancières laïques feuilletoniste de la Belle Époque ou signataires de petits romans de 1920 à 1940 qui enchaînent les titres les uns aux autres est claire : ce sont des auteures professionnelles pour qui publier des romans est un gagne-pain et un métier. Beaucoup de romancières catholiques dont les textes paraissent en feuilleton puis en volume dans les collections pour les mères de familles et leurs filles, sont dans le même cas...»

>> «La plupart des romancières populaire se concentre sur l’écriture romanesque : le rythme de leur production explique qu’elles y soient totalement absorbées, d’autant que la concurrence masculine, très forte, les repousse des milieux journalistiques. Contraste net et significatif : elles sont pratiquement rivées à l’écriture romanesque alimentaire, ce qui en dit long sur le rang du métier dans la hiérarchie des professions de l’écriture et sur elur statut parmi les femmes.»

>> «L’adhésion à la SGDL (sté des gens de lettres) est une démarche quasi nécessaire pour nos romancières puisque la SGDL s’occupera de placer leurs textes, de gérer leurs droits, et leur assurera une (mince) pension lors de leur vieillesse, elle l’est encore davantage pour les provinciales et toutes celles qui connaissent mal les milieux de la presse et de l’édition, les circuits de diffusion et les conditions d’un contrat. Nombreuses sont à cet égard les lettres où elles se plaignent de la malhonnêteté présumée d’un éditeur ou d’un patron de presse ; parfois elles en arrivent même à mettre en doute la diligence de la SGDL. La lecture des déclarations de parrainage et des rapports sur leurs candidatures est par ailleurs significative de l’opinion que des écrivains confirmés, des hommes en général, se font de ces nouvelles venues et aussi de la conception qu’ils ont de la littérature.

>> «Les confrères sont décidément durs pour ces romancières et ces romans bien-pensants, même lorsqu’ils partagent leur vision du monde et de la société ; ils pensent sans doute, sans oser l’écrire, qu’elles seraient mieux à leur place dans leur foyer. Les romancières populaires laïques ne sont guère mieux considérées. Nous l’avons vu pour les plus anciennes ; entre les deux guerres et même dans les années qui ont suivi la Libération, le regard de leurs confrères et consoeurs ne s’est guère adouci. Pour un rapport élogieux, que de jugements réticents, de moqueries et d’ironie à peine voilée !»

>> «Il nous semble que l’attitude des rapporteurs, eux-mêmes romanciers populaires, est souvent proche de celle que l’on a pu noter chez beaucoup d’ouvriers et de syndicalistes d’avant 1914 à l’égard de l’entrée des femmes dans le monde du travail : sous couvert de protection d’un être faible, inapte à affronter la dureté, la pénibilité, la promiscuité de l’atelier, du bureau ou de l’usine, on le confine dans la sphère de la famille. Les romanciers populaires veulent détourner des concurrentes sous couvert d’un certain paternalisme : surtout, me parait-il, ils mettent en doute les capacités intellectuelles des femmes à réaliser une oeuvre d’écriture, fût-elle populaire. Peur de la compétition et sexisme se mêlent dans le non-dit, sous le dédain et la condescendance affichés. Pour leurs confrères comme pour les éditeurs, les femmes qui écrivent sont, à quelques exceptions près, un prolétariat des lettres qu’il faut contenir dans une condition subalterne.»

Cet extrait que je trouve particulièrement attachant :

>> «Bien sûr ce n’est pas ainsi que j’imaginais ma vie de "femme de lettres" lorsque, tout enfant, j’avais déjà choisi cette carrière qui était la seule qui m’attirait vraiment. Je n’y suis venue que contrainte par les évènements de ma vie et dégoûtée d’écrire de vraies oeuvres que les éditeurs me retournaient avec beaucoup de compliments et leurs regrets de ne pouvoir pour le moment, etc., etc., Mais au fond cela m’amuse. J’écris très facilement et très vite et je me dis souvent que si je peux contribuer à donner l’amour de la lecture aux femmes simples qui sont obligatoirement mon public, ce n’est déjà pas si mal. D’autant que je me suis toujours efforcée de ne pas me moquer de ce public et de lui donner un peu mieux que ce qu’il attend» (lettre écrite en 1974 par une romancière entrée dans la carrière après 1945, et qui signe entre autres «France Noël», «Huguette Gille», «Anne Claire» etc...)

"Ouvrières des lettres" d'Ellen Constans, éd. Pulim (2007), 177 pages, 25 euros, ISBN : 978-2-84287-440-7. 

Posté par Emelire à 12:35 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 11 juillet 2009

expo "elles" au centre Pompidou et expo Muséa sur internet ...

100709_1J'ai vu l'expo au Centre Pompidou (Beaubourg) aujourd'hui "elles" , j'y tenais particulièrement : des femmes artistes ... mais je crois que je ne suis pas très sensible à l'art "moderne", mais ça vaut d'être vu et encouragé. Malgré le "pourquoi ne mettre que des femmes"  bla-bla-bla ... Je crois que la seule erreur, c'est de le dire. Faudrait ne rien dire de spécial. Et même plus habile, mettre 98% de femmes et le reste d'hommes, comme c'est fait d'habitude en sens inverse. L'expo est particulièrement bien mise en scène en tous cas.

Et cette semaine, j'ai pris le temps de découvrir le site Muséa, c'est pratique sur Internet, j'en avais entendu parler pour l'expo sur Yvette Roudy et maintenant une expo sur 100 ans d'engagement catholique féminin, il y a de nombreuses illustrations et des liens. Je trouve l'initiative formidable, prenez le temps de vous y promener, les thèmes sont nombreux (suffragisme, femmes en exil, 50 ans d'affiches du Planning, etc.) à découvrir gratuitement et à notre rythme.

Un temps pour la culture, j'apprécie ;o) ...

>>> pour "elles" à Beaubourg : http://www.ina.fr/fresques/elles-centrepompidou/Html/PrincipaleAccueil.php
http://elles.centrepompidou.fr/blog/

>>> Pour Musea :
http://musea.univ-angers.fr/

Posté par Emelire à 22:19 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 3 juillet 2009

“Osez le féminisme” est un journal féministe en ligne

030709_1

C'est une belle initiative que ce journal féministe en ligne à télécharger gratuitement sur le site "Osez le féminisme" ICI. C'est pas qu'on en ai besoin bien sûr ;o)... 

D'ailleurs, si vous avez cherché un journal féministe, vous avez pigé illico : nous vivons au pays magique de la “liberté d'expression” ! Cherchez pas, comme dirait Coluche, vous y êtes pas ;o) ...

votre liberté c'est en gros : comment faire aimer les légumes verts aux enfants, manger à sa faim en se régalant et sans grossir (lol !), comment prévenir les ridules, être une super maman, bonne collègue et brave bourrique, ... et tout ça avec un sourire impeccable et une haleine fraîche ... comment faire plaisir à son homme, prendre soin des aînés, penser aux plantes vertes et aux tiques du chien, et enfin (mais n'est-ce pas abuser) ... ces "10 mn rien que pour vous chaque jour" ... 

Moi je vous le dis, cette liberté d'expression-là, faut la consommer avec modération ... parce que ça saoûle vite !

Posté par Emelire à 15:47 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 25 juin 2009

le féminisme en images : symbole du vagin avec les mains

donc Jolb56 me demandait dans un comm, ce qu'était le symbole du vagin fait avec les mains pendant certaines chansons féministes, voici donc en quoi ça consiste (le seul bémol c'est qu'il faut 2 mains). J'ai cherché sans trouver sur google images (y'en avait des trucs pourtant, hein, avec 'main' et 'vagin' ^^ mais pas notre symbole ... St bol priez pour nous ;o)

symbole

Posté par Emelire à 21:08 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 24 juin 2009

la chorale des Chiennes de garde à la fête de la Musique

chorale

Une trentaine de choristes des Chiennes de garde ont chanté à pleins poumons place du Panthéon à Paris pour la Fête de la Musique dimanche soir. Chanté et rechanté nos trois airs : la Marseillaise des Chiennes de garde, l'Hymne des femmes et l'Internationale des femmes, en faisant le signe du vagin avec nos mains, sous les yeux des passant-es interloqué-es (avec distribution gratuite de tracts des Chiennes de garde). Très bonne ambiance, à recommencer l'année prochaine ! Grand merci à Jean pour la photo ;o)

Posté par Emelire à 23:57 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 17 juin 2009

“De l'autre côté du miroir” CD album d'Agonie ;o)

ben franchement, il est très bien son album, bien contente de l'avoir classé dans ma (encore mince) discothèque féministe ;o) La chanson présentée en clip “Tais-toi, nettoie” est vraiment super, mais tout l'album est bien, j'ai été agréablement surprise (son skyblog ICI) ^^

Allez ... bientôt Sexy Sushi et Mansfield Tya vont venir la rejoindre ^^ merci d'ailleurs à Choule[bnkr] et Mauvaise Herbe de me les avoir signalées ^^ Ce qui m'a trop fait rire c'est de devoir donner un identifiant pour voir le clip d'Afrodizouk ... mais de qui on se fout quand on voit par ailleurs ce qui traîne gratos sur internet ? enfin, on nous recausera de censure blablabla après ça !  ...


Posté par Emelire à 18:47 - sortir, lire, écouter ... - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »