01 septembre 2008
non ce n'est pas une boîte de flageollets ...

2 décrets parus au mois d’août 2008, modifient les conditions d’établissement d’un « acte d’enfant sans vie » et autorisent son inscription sur le livret de famille sans délai minimum de gestation ni limite de poids et avec un prénom.
L’Organisation Mondiale de la Santé préconise pourtant 22 semaines de gestation et un poids minimum de 500 grammes mais la circulaire date de 2001. L’article du code civil français appelé à la rescousse date de... 1983, il ne pouvait donc en faire mention !!!
Je partage l’avis des associations féministes : ce sont des «décrets catastrophiques qui érigent des projets d’enfants en personnalité, y compris dans les délais légaux de l’IVG.» Le flou est entretenu entre les statuts d’embryon, de foetus et d’enfant, la peine immense et compréhensible des familles est instrumentalisée au profit des mouvements antichoix ... et bien plus grave ... ceci est validé par l'État.
à lire sur le sujet
- le communiqué de presse de l’ANCIC, la CADAC et le Planning familial ici
- un article dans l’Humanité en ligne le 26 août ici
29 août 2008
«Les aventures de ce fabuleux vagin» de Moïra Sauvage
J’ai acheté le bouquin pour savoir comment et pourquoi ça fonctionne si bien, les Monologues du Vagin ! la pièce vue dans 120 pays (700.000 spectateurs en France) et traduite en 45 langues. Comment a fait Eve Ensler pour créer, monter, financer, faire respecter aussi sa pièce ?
On entend que le féminisme c’est dépassé, le vagin n’a pas le vent en poupe ... ;o) C’est pourtant pas une question de pruderie vu qu’il est question de Q absolument partout ... ! Ou alors une pruderie à géométrie machiste ? qui tolère très bien ‘chatte’ et ‘défonce’ mais s’offusque du mot vagin ? hum ...
J’ai vu la pièce (à Paris). C’était pour soutenir, pouvoir en parler avec les autres. Allez-y n’hésitez pas, il «faut» l’avoir vue ! les hommes aussi pourquoi pas ...
Le plus remarquable c’est l’écho que ça fait en soi. Voir ce que l’on s’interdit de dire... prononcé si fort que toute une salle l’entend ! que ça fait le tour du monde ! Envie de fuir et de rester à cette mise en commun de vulnérabilités, de désirs, de travail, de blessures, d'angoisses et de révoltes ... qui produisent de la force !
Les bénéfices des représentations aident des associations, projets de femmes violentées dans tous les pays du monde. La pièce, rien que son titre, faut oser son titre ... écorner ou briser un tabou, évoquer la condition féminine.
Le livre explique tout ça, les médias ou actrices qui n’arrivent pas à dire le mot, les réactions de la salle, quels projets ont pu bénéficier d’une aide et comment, la vie de cette pièce, toute l’organisation et les structures derrière, légères mais efficaces, le formidable mouvement du V-Day (site en anglais, ici un article en français) ... Vous en saurez un peu plus sur Eve Ensler aussi.
Y'a une anecdote que j'ai aimé : son spectacle si bien annoncé à la radio en Afrique du Sud qu’elle avait trouvé une rose déposée à l’endroit du vagin sur son peignoir à l’hôtel, joli symbole !
Moïra Sauvage qui a écrit le livre a été responsable de la commission Femmes d’Amnesty International. Je ne vous en dit pas plus, je suis un peu saoûlante quand je commence à écrire !!! ;o) Je n’ai lu que 2 bouquins pendant les vacances, celui sur l’intersexualité (déjà parlé) et celui-là ;o) Maintenant, je vais pouvoir reprendre le cours de l’actualité.
«Les aventures de ce fabuleux vagin» de Moïra Sauvage, éd. Calmann-Lévy (2008), 235 pages, 17 euros.
26 août 2008
Homme (femme) cherche Homme (homme) ... :o)))


On ne rit pas si souvent au Musée, les titres de ces 2 panneaux sont pourtant bien présentés comme ça :
Les Hommes (hommes) et ... les Hommes (femmes) ;o)
Je me souviens d'avoir visité au pas de course ce Musée de l'Homme à Paris ... façon éducatif (sportif) avec les enfants ... J'éprouve un sentiment de malaise et d'agacement quand je me sens discriminée ou réduite dans un lieu d'autorité surtout si ma famille en est témoin.
Hommes et femmes sont égaux mais l'homme s'est arrogé tous les pouvoirs dont celui de nommer, c'est très pratique ! Il affirme par exemple que "droits de l'Homme" veut dire "droits humains" tout en refusant cette expression (trop humaine) en France. Ah le machisme est bien zélé pour que son piédestal ne s'effrite pas ! Le masculin l'emporte et les mots ont un sens.
Tous les ans les dictionnaires s'enrichissent de mots, nouveaux, étranges, osés ou rigolos ... mais faites confiance aux machos toutes catégories pour garder leur précieux H hors d'atteinte d'un massacre de notre formidable langue ... si (imaginez un peu) hommes et femmes se retrouvaient ensemble (répugnante promiscuité !) qualifiés d'un même ... franc et clair "humain".
Pour continuer la visite au Musée, je vous recommande l'article de Leirn sur son blog ... et merci de m'avoir permis d'en reprendre les photos ;o) et je me sens féministe avec un grand F puisque c'est comme ça ;o)
25 août 2008
après avoir lu un texte sur l'intersexualité ...
J'ai eu un peu de mal à revenir sur internet, pas envie de faire un blog de l'écrit, et là besoin d'écrire à cause d'une lecture de vacances ... paradoxe.
J'ai acheté le n° 27-1 des Nouvelles Questions Féministes pour soutenir la publication d'un texte de Léo Thiers-Vidal. Mais j'ai été un peu déçue car peu de pages sont en fait consacrées à cet homme et un hommage lui sera rendu dans un numéro ultérieur (partie remise donc).
Du coup je me suis trouvée avec en main ce numéro spécial "féminisme et luttes intersexes" titré "à qui appartiennnent nos corps ?" L'intersexualité est un sujet que je ne connais pas du tout : c'est un domaine à part entière que je devine complexe et infini, à tous points de vue, physique et psychologique. Le livre "c'est pour un garçon ou pour une fille" de G.-C. Guilbert m'avait laissé entrevoir que la différence des sexes ne se limite pas à 2 options "tout masculin" ou "tout féminin" mais qu'entre les 2 il existe une infinité de nuances ...
J'ai finalement lu surtout le témoignage de Camille Lamarre qui m'a énormément touchée peut-être parce qu'on est de la même génération. Ce qu'il a ressenti affectivement, physiquement, a fait écho (en moi) au désarroi de l'enfant en face d'adultes tout puissants : parents, médecins, et de toute la société préfigurée par les réactions des autres enfants. Franchement, ça vaut la peine d'être lu et surtout, d'être su et dit !
Le machisme dans la médecine se traduit là par des actes effarants que je n'aurais pas imaginé en France, si récemment, de telles mutilations et examens douloureux : la partie masculine de son sexe ayant été "rectifiée" dans sa toute petite enfance, sans avis ni préparation psychologique particulière ... "par la suite, les médecins avaient recommandé à mes parents d'effectuer des dilatations vaginales régulières pour éviter la fermeture de cette "chose" créée de toutes pièces, ce qui ne manquerait pas d'arriver si on ne faisait rien car l'orifice extérieur était particulièrement étroit. Pendant des années, ma mère allait donc devoir, stoïquement, armée d'une "bougie" métallique, procéder à des dilatations douloureuses et surréalistes sur sa fille, dans ma chambre, dans le secret et en essayant de faire en sorte que le reste de la fratrie n'en sache rien". Désolée de faire cette citation, pour faire surgir quelque chose comme l'extrémité de l'iceberg pour aider à prendre conscience de toutes les petites choses qui préparent ce terrain là, qu'on laisse passer sans se poser de questions, que cela semble futile de pointer.
Camille Lamarre explique tout son cheminement, il a finalement appris que ses chromosomes étaient XY donc masculins. Il vit mieux ou bien maintenant et l'article se termine sur des mots pleins d'humanité, et d'amour pour sa compagne. Mais comment s'en remettre ?!!!
Le sacro saint "pipi debout" qui fait la petite fierté des parents, c'est un signe peut être risible de ces différences qu'il faut à tout prix marquer, exhiber, exagérer, valoriser ... et si cela peut prêter à sourire voilà ce qu'écrit un des auteurs, Vincent Guillot "Nos organes génitaux extérieurs ne sont pas toujours aptes au coït considéré comme classique par les médecins, c'est à dire la pénétration vaginale. La plupart du temps il le sont et dans ce cas ils ne seront pas mutilés. Mais il est pour le moins étonnant que, si les médecins décident de les modifier, les seuls critères retenus pour l'assignation sont la capacité à effectuer un coït hétérosexuel et à uriner debout. C'est un hypothétique pari sur l'avenir car aucune étude scientifique n'a pu établir un pronostic fiable quant au genre dans lequel l'enfant se vivra plus tard. Au contraire ces études montrent un taux d'erreur de diagnostic important ou plus grave encore une incapacité chronique des médecins à suivre sur le long terme les enfants assignés pour constater la réussite ou l'échec des modifications morphologiques... Or il n'y a pas qu dans ce type de sexualité (coït hétérosexuel) que l'on peut s'épanouir, et plus encore, bon nombre de personnes ne sont pas en demande de ce type de rapports y compris chez des personnes qui ont la capacité à l'exécuter..."
ça fait écho à mon féminisme, au sentiment d'étrangeté devant ces masculin et féminin arbitraires, à tel point qu'en plein accouchement la question m'est venu spontanément : "bon ça y est, tu te sens une femme là ?" mais la révélation n'a jamais eu lieu. Plus tard, en rencontrant des féministes j'ai été confirmée dans ce que je ressentais : ces constructions artificielles, murs bricolés entre les genres... les femmes emmurées dedans.
Les différences infinies logées dans les moindres détails de nos vies sont construites sur notre petite différence de départ, et finissent par nous éloigner parfois de nos véritables personnalités, jusqu'à dicter nos actes, nos pensées, nos chemins : la ligne de démarcation implacable du rose et du bleu, ces redoutables assignations à un genre et toutes les gamelles qui s'y rattachent avec leurs lots de privilèges surtout masculins et de discriminations subies essentiellement par des femmes.
Alors oui cela semble un détail mais pas tant que ça au fond. Elles m'énervent les queues des toilettes pour filles, femmes. Il faut dire qu'en vacances, entre les autoroutes, les cafés, les musées, on est servies pour ça ! Et je supporte encore moins l'air jovial des hommes qui remontent ces longues files d'attentes féminines, l'air satisfait, rassurés de la validité du coupe file qu'ils portent entre les jambes. Qui n'a d'égale que la résignation des femmes au poireautage, heureusement on cause dans ces files, féminisme parfois ...
Pardon de cette remise en jambe un peu brouillonne ... mais il fallait que je déblaie mon propre terrain.
31 juillet 2008
C'est pas pour les gonzesses ! non ... c'est POUR LES FEMMES
Blog et commentaires en vacances ...
je serai heureuse de vous retrouver autour du 20 AOÛT !
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l’été est là, vous avez échoué à l’épreuve du maillot ?
et vous avez coché au moins 3 options ci-dessous ! ...
( ) j’ai la culotte de cheval ( ) j’ai un caractère de cochon ( ) j’ai le menton en galoche
( ) j'ai des valises sous les yeux ( ) j’ai de grands pieds ( ) j'ai de grandes dents
( ) j'ai de longs poils ( ) j'ai un long cou ( ) qui suis-je ? ;o)
( ) ma poitrine tombe ( ) j'ai pas de coeur ( ) j'ai de bonnes cuisses
( ) libido ground zero c’est ici ( ) j’adooore le chocolat ( ) je suis mauvaise mère
( ) je suis TRÈS mauvaise cuisinière ( ) je suis nulle ;o) ( ) j’ai du ventre
( ) j’ai de la moustache ( ) je suis maigre ( ) j’ai le cheveu plat
( ) j’ai le cheveu frisé ( ) j’ai le cheveu raide ( ) j’ai le cheveu blanc
( ) j’ai le cheveu gras ( ) j’ai le cheveu sec ( ) j’ai le cheveu triste
( ) j’ai le cheveu mou ...
et ça c’est juste le cheveu hein ;o)
Tentez L’Élixir Féministe : à base d’extraits naturels introuvables ailleurs !
Enfin l'effet MORPHING que vous avez cherché partout ! Votre compagnon à 2 pattes ne va pas vous reconnaître !

quelle métamorphose !

30 juillet 2008
pardon Courbet

29 juillet 2008
policier violeur remis en liberté ...

et quand j'illustre avec "piégé" je n'invente rien ! Ce sont les termes repris dans un article La Provence en ligne le 28 juillet ""C'est à peine croyable qu'il n'ait pas réfléchi aux conséquences. Il a été piégé", estimaient, certains fonctionnaires à l'Hôtel de police." Le pauvret ! ... suis-je tentée d'ajouter !!!

là encore je n'invente rien puisque toujours dans Provence en ligne, LA journaliste commence ainsi son article : "Une carrière brisée pour quelques minutes coupables dans l'endroit le plus romantique qui soit : les toilettes de l'Hôtel de police. Même si, d'aveu judiciaire, on concède que "les mêmes faits, si l'auteur n'avait pas été policier, auraient difficilement constitué une infraction", la réalité est bien là." ne vous étranglez pas tout de suite ... elle emploie un peu plus loin le mot "gâterie" ! D'où ma production ci-dessous ...

Pour une lecture plus rigoureuse et surtout moins sexiste, il y a d'autres articles heureusement ! dont l'Humanité... Je suis écoeurée de la presse sexiste qui prend le parti du violeur, de celui qui abuse. Encore plein de raisons d'être féministe, aujourd'hui.
28 juillet 2008
sportiVE !!!
LE SPORT quand on dit 'le sport' sans préciser c'est évidemment masculin ... des zoms qui courent après la baballe ronde puis la baballe ovale puis la baballe fluo et enfin, pour alourdir notre été des zoms qui pédalent à tout berzingue ...
et là on a droit à tout : l’état de leurs mollets, la Morale du sport, l'Histoire du Tour, les souvenirs d'enfance, s’ils ont chié mou la veille ... dans une diarrhée de pubs et sponsors ... au masculin exclusif, 100% qui nous bouffent l'antenne et le reste. L'été ah oui on parle des femmes : les viols, les drames familiaux, l'épreuve du maillot, comment faire les sandwiches et protéger toute la famille des moustiques ! pffff
STOP !!!! les couilles qui dépassent du short et autres cyclistes moule-burnes j’en ai une OVERDOSE !!!

je finis par en arriver l'Ah ...

27 juillet 2008

