Le féminin l’emporte

humour & p'tit crob'art perso sur l'actualité féminine ...

30 mai 2008

conseils avant de se retrouver avec un gros boulet bien lourd au pied ...

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“Il y a une condition préalable à la joie dans le code masculin et cette condition, c'est que les femmes soient à leur place, une place subalterne.” (Andrea Dworkin, “pouvoir et violence sexiste” éd Sisyphe)
Le mari a besoin du soutien de l'État pour garder le pouvoir ... et il l'obtient, la preuve encore avec ce jugement sur la non-virginité de l'épouse, à Lille, sujet de mes notes aujourd'hui.

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elle est belle ET VIERGE la mariée ...

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coutume : au sortir de la mairie ... on peut remplacer le lancer de pétales de roses par un lancer de belles feuilles de salade ;o)

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LA QUESTION DU JOUR :

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Posté par Emelire à 14:22 - la pub revisitée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Recettes (végétariennes) pour les amateurs de virginité ;o)

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l'obsession de la virginité, du crétin de base à fourniret ...

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La qualité assurée

Malgré tout le soin que nous apportons au conditionnement de nos produits et celui apporté par nos partenaires dans la famille et la société, quelques «erreurs sur les qualités essentielles» peuvent exceptionnellement être constatées chez le produit "femme"(ex. hymen endommagé). Nous vous invitons alors à contacter le Service Clients en vous connectant à "Mon compte" sous rubrique "les droits du mari".

Dès réception, un correspondant du Service juridique prendra contact avec vous pour vous faire parvenir une étiquette "retour". Ce bordereau à coller sur votre colis vous permettra de nous retourner la femme en question sans frais. Dès réception, nous vous ferons parvenir une nouvelle femme, vierge celle là, sans supplément pour vous.

Le dessin représenté n’est pas contractuel.

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À Lille, Mariage annulé faute de virginité - Une décision unaniment condamnée

extrait de presse 29 mai 2008 !

• Silehm Habchi (présidente de Ni putes ni soumises), a qualifié de «régression» l’annulation d’un mariage entre musulmans, «pour erreur sur les qualités essentielles» de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité.

• l’Union des familles laïques (UFAL) déplore que la naissance d’un précédent: «la République, en tant qu’elle est laïque, n’a jamais considéré, ni dans son esprit ni dans sa lettre, que la virginité pouvait être une qualité essentielle d’une citoyenne qui veut librement s’engager dans le mariage, fût-elle musulmane».

Pour Laurence Rossignol, secrétaire nationale chargée des droits des femmes et de la parité au PS «la non-virginité d'une femme serait une cause de nullité du mariage. Cette décision jurisprudentielle est atterrante», a-t-elle déclaré dans un communiqué .
«Elle porte atteinte au principe constitutionnel d'égalité entre les hommes et les femmes et de non-discrimination» et «bafoue le droit des femmes à disposer de leur corps et à vivre librement, comme les hommes, leur sexualité», a-t-elle poursuivi avant de conclure que «si le Code Civil a pu fonder une telle décision, il est urgent de le changer ».
(autres réactions UMP et PC ici)

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Sarkozy porte plainte contre ... un tee shirt ;o)

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bon ben je vais pas oser porter celui-là alors ... dommage ! En attendant, Lacoste et Heineken comme Sarkozy se sont portés "partie civile" contre une petite entreprise de tee-shirt satiriques ... après seulement 1 an de pouvoir on en est déjà là ! Si on ne peut même plus rire ou essayer, alors ça va être mortel ! Je trouve son acte de censure grave à plus d'un titre. Déjà en tant que personne ça témoigne qu'il n'est pas très bien construit ... pas solide alors qu'il est le président ... Il se sent menacé par un simple tee shirt ! Ensuite il joue à la censure comme dans les pays totalitaires.

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29 mai 2008

en avant les cadences ...

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et si vous ne l'aviez pas encore signé, n'hésitez pas, la pétition pour sauver la Maternité des Bluets à Paris, une mater précurseure, qui allie innovation, sécurité, pour les mères et les enfants. C'est là que dans les années 50 le Dr Lamaze, a commencé à promouvoir en France l'accouchement dit "sans douleur" alors qu'à l'époque on laissait les femmes accoucher en hurlant sans autre réconfort que l'idée d'une douleur expiatrice ... 
Et aujourd'hui ... où en sont les Bluets ? la suite ici

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28 mai 2008

oh monde cruel ...

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26 mai 2008

“FILLES DE MAI - 68 mon mai à moi” Mémoires de femmes

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À l’occasion des 40 ans de Mai 68, j’ai repris ce livre qui m’avait enthousiasmée à sa sortie en 2004. Parce que dans l’actu je n’ai pas tellement vu de témoignages de femmes et que ça me manque, donc j’ai repris ce livre absolument génial : comme si on avait réuni ces femmes autour de nous pour nous parler de leurs souvenirs de mai 68 ...

Ce livre est un abécédaire, de la lettre «A» comme Adolescence à la lettre «V» comme Vérité ...

Il regroupe, sous cette forme originale, les témoignages de 22 femmes qui avaient entre 15 ans et 54 ans en mai 1968.

Extrait de la préface (de Michelle Perrot, historienne) : «Qu’il s’agisse de la famille ou du lycée ... ce qui ressort c’est la force des carcans et des interdits. Interdits vestimentaires (le port du pantalon n’est pas permis), sportifs (archaïsme de la «gym» des établissements de filles), professionnels et surtout sexuels... (...)

Les femmes se souviennent surtout d’un mal-être, éprouvé dans leur corps, leur couple, leurs amours, leur travail, leur tête. Un sentiment d’étouffement, de blocage, de désir d’ailleurs et d’autre chose. «Ma vie c’est de la merde, alors je suis pour le changement», «forcément» dit Luce. Changeons l’histoire, ça me changera moi...»

Extrait de témoignages :

Lettre A comme APRÈS : «Ce printemps 68, je crois que j’ai commencé à oser vivre. Et depuis, je ne me suis plus jamais arrêtée. Cela ne veut pas dire que je suis aujourd’hui quelqu’un de serein, de «zen» comme on dit, pas du tout, ce n’est pas mon style. Être heureuse ne m’empêche pas d’avoir des soucis, des moments difficiles, des angoisses, encore moins de me sentir concernée par tout ce qui se passe dans le monde. Surtout je m’autorise à être ce que je suis, forte de mon appétit de vivre et fragile en même temps ; je peux dire non à ce qui ne me convient pas, vivre avec mes contradictions, me sentir libre dans ma vie de couple. En somme, je me sens bien une fille de Mai 68.» (Chantal)

A comme AVANT : «Avant c’était l’autorité. L’AUTORITÉ ! Elle seule, parfois. (Julietta)

E comme ENFANT : «En 68 j’avais 54 ans et mon fils 20. La différence avec les générations précédentes c’est que si je n’étais pas toujours d’accord avec lui je l’écoutais. J’acceptais comme mère d’être secouée sur mes bases. Mon garage était devenu un lieu de fabrication de banderoles. Les garçons qui venaient étaient adorables avec moi, polis, respectueux. Je pense que j’étais pour eux un havre de paix. Je voyais le très beau côté de ce qu’ils faisaient, ils allaient plus loin que moi. (Simone)

P comme PAROLE : «Prendre la parole en public dans les réunions c’était très difficile. J’ai remarqué que les femmes la prenaient beaucoup moins que les hommes. C’était à la fois révoltant et infériorisant. Bien plus tard j’ai réussi à la prendre : une petite victoire.» (Christine)

P comme PSY : «Hiver 67-68. Je viens de me séparer de mon mari et de trouver un poste dans une clinique psychiatrique de la banlieue de Marseille. Début de la «psychiatrie institutionnelle». Plus de blouse blanche, ni l’habituelle hiérarchie mais des groupes de parole... Entre soignants (médecins et infirmières) qui s’interrogent sur leur pratique ; entre soignants et soignés ... Patients auxquels on donne la parole et qu’on écoute. La parole peut guérir... Pour moi, venue des soins généraux, c’est une découverte ! (Marie)

S comme SEXUALITÉ : On parlait à voix basse de sexualité et seulement entre filles. L’une d’elles était au Planning familial mais je n’osais pas l’interroger sur les méthodes contraceptives. Il me faudra attendre d’être à Londres pour avoir un premier diaphragme et de la crême spermicide qui viendra se substituer à l’usage exclusif des préservatifs. Je reste vierge jusqu’à mes 21 ans sonnés car ma mère ne veut pas «être responsable» d’un enfant. (Luce).

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Je ne sais pas où vous étiez en 68, peut être pas encore né-e ? ;o)

Mon mot pour 68 aurait été LECTURE. Je vivais dans un milieu hostile à toutes ces idées. Nous n’avions pas de télé, nous sommes partis pendant les «évènements». Ma mère était femme au foyer, pleine d'amour pour ses enfants mais encore plus pleine de soumission au patriarcat même brutal. Mai 68, je termine l'école maternelle, déchiffre bien les mots. Souvent ma mère est comme vide et prostrée, je cherche à l'animer, j’ai l’impression que la solution est dans un livre mais je n'arrive pas à comprendre assez pour lire vraiment ... L’année d’après je suis ivre de joie de pouvoir lire enfin, même les affiches publicitaires qui font ma joie ...

“Filles de mai, 68 mon MAI à moi”, mémoires des femmes, éditions Le Bord de l’Eau (2004), 155 pages, 15 euros. Des extraits aussi sur le site de l'éditeur

Posté par Emelire à 17:08 - sortir, lire, écouter ... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2008

petit cadre en nouilles pour notre fête ;o) Courage les mères !

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à accrocher dans la cuisine ;o) (chiffres INSEE infos AFP)

Posté par Emelire à 11:49 - l'humour est la politesse du désespoir... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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