chandelle_2une commémoration, c’est un moment de souvenir. Quand on n’est pas directement touché-e, ça ne porte pas toujours de sens : oh, c’est du passé, on a déjà bien assez de souci maintenant dans le train-train (enfin plutôt le TGV) de notre vie.

Commémorer c’est rappeler l’histoire humaine, inviter à un bref voyage un peu solennel dans le temps. Parce que l’aujourd’hui se nourrit d’hier, c’est ce qui nous permet d’avancer en humanité. Enfin, nous l’espérons !

Aussi, comme chaque année, ce mercredi 6 décembre, à 19h, place du Québec, à Paris, Saint-Germain-des-Prés, à l’initiative du Réseau Encore Féministes, une commémoration brève mais pleine de sens aura lieu pour évoquer le Massacre de Montréal, Canada, où 14 femmes, 13 élèves de l’école Polytechnique et 1 membre du personnel, ont été assassinées au fusil mitrailleur en pleine classe, parce qu’elles étaient des femmes et faisaient des études d’ingénieur, un domaine traditionnellement masculin, c’était le 6 décembre 89.

Agissons pour que cesse, partout dans le monde, la violence contre des femmes, isolées ou en groupe, pour que cesse la haine dirigée contre elles ‘parce qu’elles sont des femmes’. Ça suffit ! Il y a encore trop de violences, trop d’injustices. Trop de femmes assassinées, blessées, violées, excisées, torturées, prostituées, avilies et humiliées.

Une lumière pour le souvenir, un ruban blanc qui rassemble les personnes engagées contre la violence machiste et pour la paix entre êtres humains, hommes et femmes...

Car, on parle souvent de «guerre deS sexes» mais personne n’a trouvé l’origine de cette expression. Qui a déclaré cette prétendue guerre ? On ne le sait pas, mais les faits sont là : la quasi-totalité des victimes en sont des femmes.

«Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours»
Benoîte Groult